Tiszakecske - Oroshaza

Publié le par Guillaume & Dagmar


Les tenanciers du camping nous ont expliqué le chemin suivre pour rejoindre l’autre rive de la rivière Tisza. Après avoir vaguement évoqué un problème au niveau du fleuve, il nous indique un autre chemin à prendre…

Nous partons donc, après un passage obligé par la boulangerie pour le ravitaillement en eau et autre petits encas… Après 10 km à tourner en rond à la recherche du chemin indiqué, après avoir demandé 4 fois notre chemin et avoir reçu 4 réponses différentes, nous optons pour prendre la route sur laquelle un hypothétique problème nous attend..

C’est sympa de rouler gaiement au devant d’une nouvelle galère… après 5 km, le voilà notre problème : le bac qui doit nous faire traverser n’est plus en activité.

Nous sommes donc devant une rivière d’une cinquantaine de mètres de large, sans pont ni bac. Un pêcheur un peu bourru à qui nous demandons ce que nous pouvons faire nous indique la digue et nous invite à la suivre sur 10km. La digue, c’est à peine un chemin caillouteux… plutôt une étroite bande de terre surélevée et recouverte de pierres et de mauvaises herbes !


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A ce stade, ça nous calme un peu, et on n’est pas motivé du tout pour faire les 10 km pour trouver un pont pour ensuite se taper 10 autres km dans l’autre sens. Disons que face aux 50 mètres qui nous séparent de l’autre rive, 20 km, on trouve ça un peu exagéré et rude au réveil !

Devant notre mine certainement dépité, le pêcheur nous propose finalement de nous faire passer sur sa barque. Ce sera chacun notre tour et sans problème, juste la peur de faire tomber les vélos dans le fleuve.

On a eu ainsi notre première leçon sur l’importance des ponts. Nous en aurons d’autres par la suite !



Après l’avoir remercié chaudement nous voilà repartis et au détour d’un bosquet, nous voyons une biche traverser la route juste devant nous.

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Nous avançons donc en direction d’Oroshaza, ville thermale qui devrait logiquement être notre dernière étape 100% hongroise. C’est ce jour là que nous avons compris que le sud-est de la Hongrie était le début du grenier de l’Europe

D’une platitude extrême, les rares routes sont ennuyeusement droite sur parfois 15 kilomètres pour bifurquer de quelques degrés avant de reprendre leur tracé monotone entre les champs de mais, de tournesol ou de mais ou encore de tournesol…




Quand ce ne sont que des champs de foin, on observe le travail manuel des habitants et on croise nos premières charettes de foin !
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Alors qu’il ne nous reste qu’une petite heure avant d’arriver nous essuyons le premier gros orage avec de la grosse pluie qui mouille et surtout du vent violent. Nous improvisons une petite pause sous un abribus troué par la rouille et on attend sagement que ça passe, en espérant d’ailleurs que ça passe…

Oroshaza, nous voilà !


Encore une ville dont nous ne verrons rien puisque nous nous rendons directement aux thermes pour y trouver un hôtel et une source d’eau chaude. Tout cela est un peu en dehors de la ville et à vrai dire, peu importe, nous préférons nous prélasser dans les bassins extérieurs. La encore l’eau est bien sombre mais n’a pas cette odeur désagréable de la veille.



Aux thermes nous préfèrons les bassins d’eau chaude extérieurs à la piscine intérieur, ses toboggans et ses cris d’enfants qui résonnent. Dehors, juste quelques curistes évoluent au ralenti entre les jets massants et les bulles, le soleil est déclinant, les oiseaux chantent encore, on est bien !

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