Dunakiliti - Komarom

Publié le par Guillaume & Dagmar

Dunakilitil----Komarom---233.JPG     Nous nous levons tôt, (un peu trop à mon goût d’ailleurs. Franchement, si c’est pour se lever plus tôt en vacances que pour le boulot !). Cela n’est pas important, il nous faut avaler les kilomètres sur les 3 premiers jours car nous voulons atteindre Budapest en 3 jours.

    Nous découvrons donc la campagne la campagne du nord-ouest de la Hongrie dans la fraîcheur matinale. On trouve des villages tous les 5 kilomètres où les gens sont pour la plupart à vélo pour aller faire leurs courses. Nous ne voyons que de vieilles bicyclettes usées et grinçantes.

    Les arrêts de bus sont pleins de gens qui attendent pour effectuer les trajets qu’ils ne peuvent pas faire à vélo. Bien sur, nous croisons quelques voitures entre les villages, mais les cyclistes sont nombreux.
(un exemple d'hotel grand luxe au milieu de la pampa)

    En tout cas, les gens ne sont pas plus surpris que cela de nous voir... dans cette partie là du pays, les nombreux affichettes ‘’Zimmer frei’’ (chambre libre) nous indiquent que les touristes autrichiens ne sont pas rares ! de plus comme nous suivons pour l’instant l’itinéraire des guides du Danube en vélo, nous ne sommes certainement pas les premiers à passer !

Dunakilitil----Komarom---235.JPG    Au bout d’une quinzaine de km, alors que nous sommes hésitant entre 2 routes, nous demandons à un homme dans son jardin, en treillis la route à suivre. Pour être sur que nous comprenions, il décide de nous ouvrir la route, sur 5 km avec son vieux vélo qui grince à chaque coup de pédale… Il tente bien de nous parler, mais à part faire des grimaces pour marquer notre incompréhension ou des signes du pouce en disant OK, la communication s’avère difficile…


    En tout cas, une fois arrivé au village suivant, il nous souhaite une bonne route et bifurque, continuant de pédaler les genoux écartés au maximum comme si il avait peur de salir son pantalon de jardinage.
Nous continuons ainsi notre route vers Gyor, sur des bouts de digues, des bouts de pistes cyclables et en tout cas, en pleine nature.


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    Gyor est la première grosse ville hongroise que nous traversons. Nous décidons de rentrer dans la ville pour aller manger un bout sur une terrasse du centre. L’architecture est soignée, rien à voir avec celle de la campagne plutôt grise et monotone. Ça ressemble un peu à Bratislava…


…ou comment je me suis fais volé mon portefeuille…

 

    Nous nous installons sur une terrasse en laissant nos vélos à 5 mètres de nous. Je prends bien sur mon petit sac à dos avec moi, pensant y avoir laissé mon portefeuille… Mais non, pas de vol, il est resté dans la sacoche avant du vélo… sacoche que je retrouve ouverte quelques minutes plus tard, sans le portefeuille… quelqu’un a quand même eu le culot d’ouvrir la sacoche à 5 mètres de nous pour fouiller dedans et nous voler… Je n’en reviens toujours pas de l’audace du voleur…
    Ensuite, on perd un peu de temps pour faire opposition de 2 Cartes de crédit. L’ambiance n’est pas au mieux… nous avions viré notre argent sur mon compte. Dagmar a donc elle aussi une carte de retrait mais un compte vidé. Il faut donc appeler sa famille pour que l’un d’eux nous fasse un virement. C’est pas grave, c’est juste désagréable quand ça arrive…


    Puisque nous avons perdu du temps stupidement, et que nous n’arrivons pas à trouver le chemin indiqué sur notre guide, nous décidons de rejoindre notre prochaine étape par la nationale… Celle-ci est interdite au vélo après quelques kilomètres. Nous décidons tout de même de suivre cette route pour un bout encore puis nous finissons par craquer et par bifurquer sur une route secondaire. C’est un détour mais rouler sur la nationale n’est pas vraiment de tout repos ni du tout premier intérêt.

    Nous bifurquons donc afin de rejoindre un village, d’y trouver de l’eau et une route, juste après la voie de chemin de fer qui devrait nous emmener à bon port avec moins de bolides nous doublant à 130km/h…
On a bien trouvé de l’eau, mais on a jamais trouvé la route… Après quelques kilomètres d’aller retour autour du village et du chemin de fer, on finit par arrêter un jeune sur un scooter qui nous explique que la route en question n’existe pas..

    Passé notre étonnement, d’avoir des routes qui n’existent pas sur notre carte, il nous dit que le seul moyen est de retourner sur la nationale, à 15 bons km de nous maintenant. Sur la carte, il est pourtant indiqué un itinéraire, via les routes ‘communales’… nous lui demandons si c’est pas mieux, et il nous répond, en nous montrant en champ labouré, que la route est mauvaise…

    Aucune hésitation, plutôt une route mauvaise sur 12 bornes que le retour sur la lointaine nationale.
D’ailleurs, on ne comprend pas, le chemin est plutôt bon… au début… et puis ensuite, c’est un chemin, de pire en pire, avec des ornières, des cailloux… dans un cahot, je perds certainement ma première paire de lunettes qui étaient dans la poche arrière de mon maillot.

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    Sur le moment, on ne rigole pas, mais en fait, ce fut un bon entraînement pour la Roumanie puisque ce genre de route deviendra plus que fréquent, tant qu’on n’aura pas à rouler carrément en pleins champs.

    Bref, nous arrivons vers 18h à Komarom et décidons de prendre le premier hôtel que nous trouvons. Nous sommes assez loin des Thermes, mais peu importe, nous irons plus tard en vélo, profiter de l’eau qui sort dans certains bassins jusqu’à 48 degrés… Les jets d’eau qui massent sont un vrai plaisir après une telle journée…             Au final, l’histoire de la carte de crédit n’est pas complètement oubliée, mais les journées sont tellement pleines qu’on finit par vite passer à autre chose.
 
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Budapest en 3 jours 15/04/2016 11:49

Beau challenge ce voyage à vélo grâce à la piste cyclable européenne !