Komarom est une ville à la frontière Slovaque. La Danube séparant les deux parties de la ville.
Après avoir étudié le relief de l’étape, nous choisissons l’option de rejoindre Budapest en faisant les 50 premiers km en Slovaquie, le long du Danube. Ce tracé a l’avantage de ne pas avoir du
tout de dénivelé !!!
La Slovaquie ne nous présente ici pas son meilleur visage… Villages à demi à l’abandon, gris, sales, vides… La comparaison avec la Hongrie est frappante.
Nous roulons plutôt bien et arrivons à Esztergom, dont la basilique est sur certains billets hongrois, afin de passer la frontière.
Je crois que c’est sur ce bout de route jusqu’à Budapest que nous avons croisé le plus de cyclotouristes.
Il est vrai que ces 50 kilomètres sont des plus agréables, le long du Danube, ensuite sur une
île à laquelle on accède par un bac. Les horaires de la navette sont
affichés et les aller-retour prévus toutes les demi-heures… Mais le bac qui est de l’autre coté du bras du fleuve, aussitôt qu’il nous aperçoit, nous fais signe qu’il vient nous chercher !
Cette étape est la seule des trois premières où nous verrons autant le Danube. Comme je l'ai dit relativement plate côté slovaque, la vallée est plus étroite côté hongrois et les collines fy
ont parfois place à d'abruptes falaises.
Sur
l'île, le chemin est simple, une fois sorti du premier village, il n’y a qu’une route sur 15 kilomètres, c’est tout droit, bordé de chênes et de platanes et
pendant 50 minutes, nous ne verrons qu’une ou deux voitures.
Arrivé dans le village suivant, nous pourrions traverser le seul pont disponible et retrouver le bord de route, mais l’ambiance ici est tranquille alors nous bifurquons et allons au bac
suivant. En attendant celui-ci, nous rencontrons deux cyclo allemands qui ont traversé l’Autriche et se rendent à Budapest, leur étape finale.
Alors que nous comptions entrer dans Budapest par le train, pour les 15 derniers km, ils nous conseillent le bateau, puisque des navettes font le trajet. Cela dure une heure, sur le Danube et
nous amène directement en plein cœur de la ville.
La balade en bateau est bien agréable, et permet surtout de découvrir (de plus ou moins loin) les principaux monuments de la ville (le parlement entre autre).
Nous nous rendons à notre ‘auberge de jeunesse’ et la surprise est que nous devons monter nos vélos au troisième étage. Le tenancier, fort sympathique et galant porte la plupart des affaires de
Dagmar… A cette heure là, j’aurais préféré qu’il soit gay !
La super bonne surprise, c’est que cette auberge de jeunesse est située en plein cœur d’un quartier touristique de Budapest, et qu’au pied de l’immeuble se trouve un grand choix de bar à
cocktails et de restaurants…
De Budapest, nous n’avons pas effectué une longue visite. Nous avons tout de même fait une sortie de nuit, afin de voir un peu à quoi ressemblent les bords du Danube illuminés, mais voilà une
ville qui aurait peut-être mérité qu’on s’y attarde un peu plus.